Je vous emmène avec moi dans les sentiers, la neige ou sur l'eau, pour partager ces moments de bonheur et de solitude, et peut être vous donner l'envie de partir à votre tour, si ce n'est déjà fait.
1 mars 2013
13 février 2013
Ma grenouille m'a dit...
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| photo: www.notrefamille.com |
... qu'une amélioration du temps arrive en fin de semaine. La fiabilité de ma grenouille étant au moins égale à celle des différents sites météo que j'ai consultés et qui me fournissent des prévisions diverses et variées, surtout variées, je me fie à ma grenouille.
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| photo: damoneyhoney |
Pour une prochaine fois j'ai trouvé celle dont les prévisions sont garanties 100%, la championne des championnes!
Donc, le soleil devrait réapparaître sur notre beau pays, et je vais en profiter pour envahir mon terrain de jeu.
Bon, ne craignez rien je ne vais pas me noyer dans 3m de neige, mais ces 20 ou 30cm sur la chaîne des puys devraient suffire à mon bonheur.
Une webcam du côté d'Aydat, m'en donne une idée.
J'ai hâte de voir la webcam du sommet du Puy de Dôme, si celui ci parvient à s'extraire du brouillard qui l'entoure depuis des jours et des jours.
Samedi je file me faire une journée ski à Super Besse.
Si je n'étais pas retourné à Serre Chevalier depuis un peu plus de 30 ans, là çà remonte à 45 ans !! mes débuts à ski.
Et lundi, c'est parti pour 12 jours. Pensez à moi quand vous serez sous la couette !
Donc, le soleil devrait réapparaître sur notre beau pays, et je vais en profiter pour envahir mon terrain de jeu.
Bon, ne craignez rien je ne vais pas me noyer dans 3m de neige, mais ces 20 ou 30cm sur la chaîne des puys devraient suffire à mon bonheur.
Une webcam du côté d'Aydat, m'en donne une idée.
J'ai hâte de voir la webcam du sommet du Puy de Dôme, si celui ci parvient à s'extraire du brouillard qui l'entoure depuis des jours et des jours.
Samedi je file me faire une journée ski à Super Besse.
Si je n'étais pas retourné à Serre Chevalier depuis un peu plus de 30 ans, là çà remonte à 45 ans !! mes débuts à ski.
10 février 2013
J'attends la neige... elle arrive !!
1 Février:
Mon itinéraire dans la Chaîne des Puys est prêt depuis longtemps, mais faute de neige dans le Massif Central j'ai préparé un autre itinéraire dans les Pyrénées Orientales au dessus de Font-Romeu et des Angles (les Camporrels, lac de Bouillouses).
Mon sac est bouclé, il ne reste plus qu'à attendre une météo correcte pour partir. J'avais prévu un départ dans 4 à 5 jours, mais la météo est pourrie pour toute la semaine, et pas terrible la suivante, donc report de quelques jours, sans demander 12 jours de beau, j'aimerai bien éviter 12 jours pourris.
Après avoir consulté des sites météo, en particulier fr.snow-forecast.com je constate que, oh miracle! la neige devrait arriver sur les volcans d'Auvergne. Si j'en crois la carte, entre 10 et 25cm dans les 6 jours qui viennent et il doit encore neiger en fin de semaine.
Pour les amateurs de sports d'hiver je recommande ce site fr.snow-forecast.com, il vous fournit une météo très précise et détaillée pour toutes les stations de ski en France et à l'étranger.
Sur la carte de France ci contre, la couleur orange correspond à des chutes de 10-25cm de neige, bleu ciel 25-50cm, mauve 50-100cm, vert 1-10cm, dans les jours à venir.
Bref, si c'est le cas je choisis les volcans d'Auvergne pour cette fois et me réserve l'itinéraire Pyrénées Orientales pour le début avril avant la fonte des neiges.
Et comme je sens que je vais susciter des vocations (ne levez pas tous le doigt en même temps !) voilà mon équipement:
Sac à dos avec housse anti pluie
Tente d'expédition 4 saisons Husky Flame 2
(je ne vous fais pas visiter l'intérieur, c'est privé)
Couchage:
Matelas autogonflant isolant
Sac de couchage grand froid (confort -10°, limite -18°, extrême -26°, au delà çà craint... grave)
Drap de soie (pour gagner 2 ou 3°)
Sursac pour les soirs où je ne monterai pas la tente, c'est à dire les nuits durant lesquelles je rêverai dans un abri pyrénéen ou une grotte auvergnate.
Vêtements:
Mon sac ne contiendra que changes (notez le pluriel) de sous vêtements, et 2 paires de chaussettes. Pour le reste, je l'aurai sur moi, c'est l'avantage par rapport à l'été où il faut prévoir pour le grand beau, pour les soirées fraîches, pour les jours de pluie etc... là pas de telles considérations il fera froid tout le temps. Et tant pis pour ceux qui pensent que je vais être crado au bout de 2 semaines, de toute façon je n'ai pas le choix, le matos hiver étant plus lourd que pour l'été je ne peux emmener une garde robe complète.
Vêtements de ski habituels
Sous vêtements techniques
Polaire ou équivalent
Chaussettes de ski
Moufles, gants de soie
Bonnet
Genouillères
Masque de ski brouillard
Hygiène:
Brosse à dent + Dentifrice (pack de voyage)
Gel douche + gel rasage (petit flacon)
Rasoir jetable
Serviette rando
Papier toilette biodégradable
Nourriture:
Réchaud + recharge gaz
Quart en alu, popote
Cuillère fourchette Spock plastique
Gourde
Briquet
Nourriture pour matin, midi et soir
Eau (pas la peine, j'ai la neige)
Sacs poubelle
Pratique – Sécurité:
Couteau
Lampe frontale + piles de rechange
Carte ou photocopie itinéraire
Boussole
Sifflet
Couverture de survie
Trousse de secours mini
Cordelette – Ruban adhésif (duct tape) pour réparation
Carnet (pour écrire le brouillon du blog) + crayon
Papier d'identité - argent – CB
Crème solaire - stick à lèvres
Lunettes de soleil
Téléphone portable + 2 batteries + numéro appel météo montagne
Livres (à bien choisir surtout !)
Appareil photo + pied + télécommande
Thermomètre (de congélateur!)
et bien sûr, ma paire de raquettes à neige avec chaussures adéquates.
23 janvier 2013
Si la neige n'existait pas, je l'inventerai !
J'ai du mal à décrire ce que je ressens aux premiers flocons.
L'excitation, un peu dissimulée, avant de partir au ski, puis la route des vacances et comme à chaque fois une impression de renaître à l'apparition de la première montagne et surtout des cimes enneigées.
Les premiers pas dans la neige, le petit craquement sourd sous mes semelles, le froid sec qui m'entoure, me remplir les poumons de cet air des montagnes alors que la nuit arrive sur Superdévoluy, penser à la quinzaine qui commence et peu importe si le parking est un peu loin de l'appart, même le transport des bagages est plaisir.
C'est parti pour 2 semaines de ski avec un petit transfert de Superdévoluy à Puy St Vincent le samedi, et cette année encore nous serons gâtés par la météo alors que le reste de la France est sous un ciel morose, une seule petite journée un peu grise et la dégradation qui attendra gentiment le jour de notre départ pour envahir la région.
En fait 2 semaines très différentes au niveau ski. Bon, évidemment ce ne sera pas le domaine de Val d'Isère comme l'an dernier, le must en France. J'ai dit dans un précédent article que ces journées de ski avec Fred ce serait près de 800 km de ski (70 km par jour), pour Superdévoluy nous sommes loin du compte, on peut diviser par 2 ! Si le premier jour nous avons dévalé les pistes comme à notre habitude, ensuite nous ne les avons fréquentées qu'un tiers du temps, préférant découvrir des itinéraires hors pistes, d'autant que le niveau de risque d'avalanches était très limité (1 à 2 sur une échelle de 5).
Pourquoi partir hors pistes alors qu'il y a un peu plus de 100 km de pistes sur la station? Çà peut paraître surprenant pour certains pourtant c'est simple, on trouve derrière la crête, dans la vallée voisine, ce qu'il n'y a pas ici. C'est fou ! Et c'est partout pareil.
Le décor est plus beau, certaines pentes encore vierges, on avance à la découverte de la montagne sans savoir toujours ce qui nous attend,
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| Image satellite Google Earth (sans la neige) |
puis traverser des vallons, des collines ...
pour finir dans un couloir improbable
qui nous conduit sur les pistes de ski de fond à 5 km de la Joue du Loup, et les pistes de fond avec montées et descentes ne sont vraiment pas faites pour le ski alpin et réciproquement.
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| Image satellite Google Earth (sans la neige) |
Sur un autre itinéraire, nous connaîtrons un autre grand bonheur, celui de rencontrer un groupe de 6 chamois à une trentaine de mètres à peine, qui sont remontés ensuite rejoindre un petit troupeau d'une quinzaine d'individus sur les sommets.
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| Image satellite Google Earth (sans la neige) |
Le lendemain, dans la même vallée, mais un peu plus bas, nous croiserons trois chevreuils au milieu de petits sapins qui couvrent les collines,
un décor tellement beau que l'envie d'y planter un jour mon bivouac m'est venue à l'esprit.
Bref, des joies, des plaisirs tout simples que je n'échangerai pour rien au monde!
Transfert le samedi suivant, approvisionnement à Gap, suivre le lac de Serre Ponçon, montée sur Puy St Vincent, station sur 3 niveaux (1400m, 1600m et 1800m). La station est plus petite avec 75km de pistes et malheureusement pas de vrais itinéraires hors pistes, seulement de l'entre-pistes à travers la forêt, en effet la station ressemble à un grand triangle avec, sur chacun des 2 côtés, des parois rocheuses abruptes, impossible de s'échapper!
Enfin, en milieu de semaine nous sommes allés passer la journée à Serre Chevalier, station dans laquelle je n'avais pas posé mes spatules depuis un peu plus de 30 ans.
C'est 250km de pistes réparties sur 3 secteurs que nous n'aurons pas le temps d'explorer, mais nous serons tout de même montés au sommet pour avoir un panorama grandiose.
La semaine passe vite, très vite, trop vite, déjà le dernier jour puis la dernière descente en fin d'après midi, de quoi permettre à Fred d'exploser un mec faisant un écart devant lui... sans bobo!
Retour samedi 19, la neige est là dès le matin, triste de nous voir partir et nous aussi, parcours un peu fastidieux, il neige sur les 2/3 du pays ce qui me rend quand même content pour mon futur périple auvergnat, pour gagner un peu de temps nous prenons l'autoroute entre Grenoble et Clermont-Ferrand via St Étienne, je me réjouis à l'idée de voir la neige sur le Puy de Dôme, hélas alors qu'il neige apparemment abondamment sur une bonne partie de la France, je n'aperçois pas l'ombre d'un flocon autour de Clermont-Ferrand. Le Puy de Dôme étant dans le brouillard, je m'interroge.
Deux jours plus tard, après avoir visionné les webcams du coin, vue de Clermont sur Puy de Dôme, du Puy de Dôme vers Clermont, abords d'Aydat, je dois me rendre à l'évidence, ma randonnée raquettes à neige a de grandes chances de devenir rando raquettes à herbe, le charme n'y est plus, seul le haut du Puy de Dôme et quelques sommets à plus de 1200m sont blancs.
Sauf si d'abondantes chutes de neige dans les jours à venir recouvrent la région, mon projet tombe à l'eau. Je commence donc à prévoir un plan B pour transposer ma rando ailleurs, sur d'autres plateaux plus élevés, Vercors, Pyrénées Orientales etc. La suite quand la décision sera prise.
26 décembre 2012
Youpi... C'est l'hiver !
22 Décembre, l'hiver commence et la fin du monde n'a pas eu lieu hier, j'ai pas acheté mon matos pour rien. Je suis presque fin prêt, encore quelques petits accessoires à acheter, mon itinéraire est établi, restera à préparer la nourriture.
Ma préparation:
Une fois la décision prise, je commence à réfléchir sérieusement à l'aventure et comprend rapidement que s'en sera une véritable, il s'agit d'un vrai défi. Après avoir consulté plusieurs sites, je prend conscience qu'une randonnée en autonomie complète sur 2 semaines n'a rien d'évident et encore moins dans les conditions climatiques hivernales, surtout en solitaire. Toutefois je sais aussi que je ne serai jamais à plus de 5 km d'une départementale, ni à plus de 10 km d'un village, c'est à dire que le renoncement éventuel en cours de route sera toujours possible, bouée de sauvetage dont je n'ai pas l'intention de me servir.
Préparation physique.
Une petite préparation physique a commencé fin octobre, avec chaque jour 2 séances de rameurs de plus en plus longues, rarement plus de 2 incartades par semaine à ce programme et finalement aventure ou pas cette mise en forme est bénéfique. Mon but n'étant pas de faire quotidiennement de longues randonnées mais de me plonger dans la nature hivernale, ce programme m'a semblé suffisant. Mes étapes feront en moyenne seulement 8 km, avec un total d'un peu plus de 100 km, toutefois il est vraisemblable que ce sera davantage car même sans partir très tôt et en m'arrêtant en route pour casser la croûte et prendre des photos, je devrai être chaque jour en milieu d'après midi à mon point de bivouac et ferai sans doute un petit tour dans le coin.
Enfin, juste avant de partir, cerise sur le gâteau, 2 semaines de ski dans les Alpes du sud avec Annick, Frédéric et ses parents, et compte tenu des journées de ski avec Fred çà représente sans doute près de 800 km de ski ! Mais çà ce n'est pas de la préparation, c'est du nanan !
Préparation du matériel:
Pour çà, j'ai consulté plusieurs sites sur internet et ai apprécié surtout celui d'un jeune randonneur. Son site présente en particulier de nombreux tests et des conseils dans le choix du matériel.
Il fournit aussi une liste de ce qu'on peut ou doit emporter, pratique pour ne rien oublier, elle comporte l'indispensable et l'optionnel.
Le but étant aussi de voyager léger ou tout au moins avec un sac le moins lourd possible, j'ai su dès novembre que çà ne serait pas facile. Idéalement mon sac à dos devrait peser 12 kg , nourriture comprise, je vais devoir faire du tri, limiter au maximum et bien choisir mon matériel, ce qui n'est pas évident car le matos pour l'hiver est plus lourd, je ne peux avoir une tente légère 3 saisons si je suis confronté à des averses de neige ou pire , les sacs de couchage grand froid sont nécessairement plus lourds, idem pour un matelas isolant, etc.
J'ai refait 10 fois ma liste, modifié mon choix de tente en pensant à la météo, puis de sac à dos, de matelas, trouvé le bon compromis, réduit le poids, 50 gr par ci 100 gr par là, en comparant le matériel.
En fait le gros problème à gérer est la nourriture à emporter pour 2 semaines.
Si j'en crois les sites consacrés à la rando et à la raquette à neige, la dépense calorique compte tenu de l'effort et du froid se situe autour de 3000 calories par jour, je compte emporter de quoi absorber 2000 calories par jour, je perdrai sans doute quelques petits kilos.
Toutefois même avec des aliments lyophilisés ou déshydratés, pour obtenir un apport de 2000 calories il faut emporter environ 500 gr d'aliments même en prenant les plus caloriques, c'est à dire 7 kg dans le sac en début de randonnée ! C'est énorme et... impossible !
De plus ces aliments sont relativement chers et en cherchant bien on peut trouver dans les rayons du supermarché du coin des aliments ayant un rapport poids/calories identiques. Du coup j'oublie le bœuf bourguignon lyophilisé ou la tartiflette déshydratée, les rillettes, cacahuètes, barres céréales, fruits secs, pains en tout genre etc apportent autant, je vais panacher tout çà et mangerai froid. En fait j'aurai peu de choses à faire chauffer en dehors du thé et ai même pensé supprimer le réchaud et le gaz pour réduire le poids... sauf que pour l'eau j'utilise la neige et qu'il faudra bien la faire fondre, j'avais la solution de remplir une gourde de neige chaque soir et de la glisser au fond de mon sac de couchage ayant ainsi de l'eau le lendemain matin, mais comme bouillotte la nuit c'est pas terrible.
Mon itinéraire ne me fait traverser qu'un hameau le 5è jour où je ne peux espérer me ravitailler car il n'y a ni supérette ni boulangerie, Aydat à proximité de mon chemin à mi-parcours est la seule localité où j'aurai pu ravitailler dans une supérette, mais je préfère apercevoir ce monde là de loin.
En réfléchissant bien et repensant à Chris Mc Candless qui enterrait son argent et quelques objets avant d'entrer dans certaines villes à risque, j'ai trouvé la solution.
Le parc des volcans est traversé par plusieurs routes départementales que je rencontrerai au long de ma randonnée, la veille de mon départ j'irai ensevelir des sacs étanches le long des sentiers à proximité de ces routes, ainsi tous les deux ou trois jours je referai le plein de nourriture, au départ je n'emporte que 3 jours de nourriture soit 1,5 kg.
Il y a une autre préparation qui n'en est pas vraiment une, c'est que depuis le mois de novembre j'y suis déjà par la pensée et ai hâte d'y être!
Départ prévu dans le début février ... et rédaction du blog au retour, je vous raconterai tout.
1 décembre 2012
J'suis pas givré !
Vos réactions:
Après en avoir eu l'idée j'ai commencé à parler de mon projet autour de moi, j'ai été agréablement surpris du bon accueil, personne pour me dire que je suis givré de partir ainsi.
Les 2 premiers furent Marco et Julien, puisque j'étais à Bordeaux quelques jours, bonnes réactions, ils me connaissent bien, ne sont pas surpris, Marco me conseille même les Pyrénées pour une autre fois, je l'envisage pour le début du printemps avant la fonte des neiges.
Ensuite j'en ai fait part à Aurélien par mail en lui souhaitant un bon voyage au Pérou, destination pour laquelle il embarquait pour 6 semaines de rando, réponse évidemment enthousiaste: «Ton projet dans le massif central en plein hiver est trop cool. A la «Into the wild» en fait. Fait gaffe à ne pas mourir à 1 km d'une auberge.»
Au début, on pense parfois que je pars avec un groupe organisé avec étape en gîte, euh! non, je pars tout seul et bivouaque toutes les nuits avec tente et sac de couchage, je ne veux pas seulement me faire un petit voyage à la découverte des volcans d'Auvergne l'hiver, mes envies de voyager sont aux antipodes du voyage «organisé» avec ou sans accompagnateur, le package tout compris avec une chambre réservée chaque soir, même si ici mon escapade est organisée. Paradoxalement je suis tenu de la planifier pour qu'elle devienne aventure, si je partais dans un désert je pourrai me permettre de laisser une part de hasard dans mon itinéraire car tout me serait inconnu, alors que là à moins de 10 km de mon chemin tout m'est connu, donc je suis contraint de prévoir pour éviter au maximum ce que je croise quotidiennement toute l'année, pour suivre des chemins variés, pour avoir des bivouacs originaux au creux d'un cratère, au milieu d'une forêt, au bord d'un lac ou dans une grotte, la chaîne des puys ne fait que 50 km du nord au sud et une dizaine de kilomètres de large, chaque jour doit m'apporter sa part d'inconnu et je pense que l'hiver y contribuera largement.
Je retiens surtout qu'on va s'inquiéter pour moi, c'est gentil, le côté sécuritaire prime pour tout le monde!
La sécurité est importante, je ne la néglige pas, mais une fois que j'ai prévu ce qu'il faut je pense à autre chose. En fait le point évoqué est: «Comment saura-t-on si tout va bien, comment aura-t-on de tes nouvelles ?» ce qui, finalement, est très différent de la question de ma sécurité. Durant toute l'année, on reste des semaines sans se donner de nouvelles, où est la différence? Ma vie sera-t-elle plus en danger, parce que je serai dehors dans la neige, que la vôtre qui prendrez votre voiture chaque jour? Et si j'étais parti l'été, seriez vous aussi inquiets? Non, sans doute, alors où est la différence si je peux gérer le froid.
Pourquoi partir l'hiver ?
Tout simplement parce que j'adore l'hiver et que les conditions sont, ou paraissent, plus difficiles.
Ne pensez pas que j'ai chaud dehors en hiver, je suis comme tout le monde j'ai froid, pour le ski j'ai glissé des semelles chauffantes dans mes chaussures, parfois des chaufferettes dans mes gants, mais avoir froid dans ces conditions et ce cadre là ne me gêne pas, et puis l'hiver donne un parfum d'aventure à n'importe quelle randonnée de 8 jours.
Pourquoi partir seul ?
Partir avec des compagnons d'aventure me tente beaucoup et je le ferai certainement après, mais cette fois je veux un défi où je m'assume totalement, et là c'est un vrai défi, si j'arrive au bout je pourrai surement entreprendre plein d'autres petites aventures ni plus, ni moins risquées.
Pourquoi dormir dehors ?
La nuit au chaud sous la couette dans un gîte, çà enlève quand même une bonne partie du côté aventure et c'est quitter chaque soir la nature pour retrouver la civilisation, ce n'est pas vraiment ce que je désire, c'est un autre projet pour une autre fois. Il ne s'agit pas d'enchaîner les journées de randonnées, les soirées et nuits dehors en bivouac sous la tente ou dans une grotte m'attirent tout autant.
Pourquoi partir 2 semaines ?
Je vais choisir la date de mon départ en fonction de la météo. Il faut qu'il y ait une bonne couche de neige sur la région pour la beauté des paysages, et je pars quand la météo est bonne, c'est à dire avec un bon anticyclone. Avec des étapes plus longues je pouvais réaliser le même parcours en 8 jours, mais en partant une semaine il est possible d'avoir du beau temps intégral, en étalant sur 2 semaines il est probable qu'il y ait une dégradation climatique et j'ai aussi envie de vivre quelques jours dans des conditions plus difficiles, en surveillant tout de même l'évolution des températures, j'ai un seuil à ne pas dépasser.
Donner des nouvelles.
Avoir le portable opérationnel en permanence est impossible, la batterie ne tiendra pas 2 semaines.
Allumer le portable ½ heure chaque soir à heure fixe, non merci ! je n'ai pas envie de recevoir 5 ou 6 appels quotidiennement pour savoir si tout va bien.
Toutefois je connais les conseils et consignes de sécurité à mettre en place pour une randonnée, donc je fais un effort, un ami aura connaissance de mon itinéraire détaillé, chaque soir j'enverrai un petit SMS pour dire que tout est ok, je sais qu'il respectera mes consignes et ne s'inquiètera pas s'il ne reçoit rien un soir, pas question de déclencher une alerte le lendemain matin, un défaut de SMS viendra surement d'un manque de réseau ou de batterie que je pourrai corriger le lendemain, donc désolé pas de nouvelles mais ma sécurité est prise en compte, c'est l'essentiel. Ce petit protocole, je le mets en place pour rassurer, pas pour moi, personnellement je m'en serai passé, comment faisait-on autrefois ? Et ce qui est possible ici où les réseaux couvrent le terrain, ne le sera pas ailleurs, une prochaine fois je communiquerai uniquement mon itinéraire et date de retour prévue. Je suppose que dans moins de 10 ans on traitera de fou et d'irresponsable celui qui partira en randonnée sans GPS, balise de détresse, téléphone satellite etc... bref, n'importe quoi!
En cas d'accident.
Si je n'ai aucune inquiétude concernant les conditions climatiques, je sais aussi que je ne suis pas à l'abri d'un accident, chute, cheville foulée, jambe cassée, malheureusement çà reste possible. Toutefois j'ai de quoi tenir à l'abri (sac de couchage et sursac) et avec de la nourriture, de quoi patienter quelques jours si vraiment je n'arrive pas à me débrouiller tout seul, ce qui sera toujours ma priorité.
Soyez tranquille, je serai bien préparé. J'suis pas givré...dans quelques semaines, par le froid, peut être!
2 novembre 2012
Naissance d'un blog.
L'idée de cette aventure lancée, il m'en est venu une autre presque aussitôt, celle de réaliser un blog pour raconter ma randonnée.
J'avais pris tant de plaisir à faire 2 blogs pour Marco et un pour Aurélien que je ne pouvais me priver de celui d'écrire le mien.
Le blog d'Aurélien, que je lui ai proposé après nos retrouvailles et qu'il venait tout juste de partir en Chine, est un peu court. Ce n'était pas préparé et Aurélien n'avait pas prévu d'écrire en détail son périple, mais j'ai eu l'idée d'en faire un Tintin du XXIe siècle et me suis beaucoup amusé à détourner les images de Tintin pour les faire coller au voyage d'Aurélien. Si çà vous intéresse le blog est ici: http://orel.uniterre.com/ (comme pour tout blog, commencer la lecture par la fin, le dernier article étant en tête).
Si le second blog de Marco rapporte juste ses compte rendus et photos, le premier m'a procuré beaucoup de plaisir à le réaliser. Le but initial étant d'assurer la liaison entre le bateau, les familles et amis, je remplissais un peu le rôle du PC à terre pour ses traversées transatlantiques, mais Marc avait prévu aussi que le blog serait suivi par Pierre, son petit garçon, et ses camarades de classes, du coup entre deux messages de Marc que je transcrivais sur le blog, j'ai écrit des commentaires pour expliquer certains détails, puis rapidement me suis pris au jeu et chaque jour où Marc n'envoyait rien (environ 2 jours sur 3 sans messages du bateau) je relevais la position du voilier sur satellite pour rassurer les familles et écrivais un nouvel article en rapport avec la traversée, c'était un véritable challenge que de trouver un sujet à traiter 2 jours sur 3. Si çà vous intéresse ce blog est ici: http://transacht.uniterre.com/ (idem, l'article le plus récent est en tête).
Il n'est pas question de faire un blog sans photos et l'envie de glisser à nouveau mon oeil derrière un viseur me turlupine depuis longtemps, j'ai toujours autant de plaisir à créer une image, témoin d'un instant.
Le choix d'un appareil fut rapide, le poids étant un élément crucial à prendre en compte je devais avoir un appareil léger, pas question pour autant de prendre un compact donc je me suis orienté vers un bridge (300 gr, cool!), mais comme il s'agit de raconter mon périple, je ne veux pas non plus me contenter de vous montrer des paysages et l'idée de mettre en scène le «héros» me semblait être intéressante, composer des images dans lesquelles je figurerai, donc j'ai ajouté une télécommande et un pied articulé, ce qui me permet de déclencher l'appareil jusqu'à une quinzaine de mètres.
Voilà, il ne reste plus qu'à faire ces clichés et prendre des notes chaque soir sur un carnet pour écrire la suite.
J'avais pris tant de plaisir à faire 2 blogs pour Marco et un pour Aurélien que je ne pouvais me priver de celui d'écrire le mien.
Le blog d'Aurélien, que je lui ai proposé après nos retrouvailles et qu'il venait tout juste de partir en Chine, est un peu court. Ce n'était pas préparé et Aurélien n'avait pas prévu d'écrire en détail son périple, mais j'ai eu l'idée d'en faire un Tintin du XXIe siècle et me suis beaucoup amusé à détourner les images de Tintin pour les faire coller au voyage d'Aurélien. Si çà vous intéresse le blog est ici: http://orel.uniterre.com/ (comme pour tout blog, commencer la lecture par la fin, le dernier article étant en tête).
Si le second blog de Marco rapporte juste ses compte rendus et photos, le premier m'a procuré beaucoup de plaisir à le réaliser. Le but initial étant d'assurer la liaison entre le bateau, les familles et amis, je remplissais un peu le rôle du PC à terre pour ses traversées transatlantiques, mais Marc avait prévu aussi que le blog serait suivi par Pierre, son petit garçon, et ses camarades de classes, du coup entre deux messages de Marc que je transcrivais sur le blog, j'ai écrit des commentaires pour expliquer certains détails, puis rapidement me suis pris au jeu et chaque jour où Marc n'envoyait rien (environ 2 jours sur 3 sans messages du bateau) je relevais la position du voilier sur satellite pour rassurer les familles et écrivais un nouvel article en rapport avec la traversée, c'était un véritable challenge que de trouver un sujet à traiter 2 jours sur 3. Si çà vous intéresse ce blog est ici: http://transacht.uniterre.com/ (idem, l'article le plus récent est en tête).
Il n'est pas question de faire un blog sans photos et l'envie de glisser à nouveau mon oeil derrière un viseur me turlupine depuis longtemps, j'ai toujours autant de plaisir à créer une image, témoin d'un instant.
Le choix d'un appareil fut rapide, le poids étant un élément crucial à prendre en compte je devais avoir un appareil léger, pas question pour autant de prendre un compact donc je me suis orienté vers un bridge (300 gr, cool!), mais comme il s'agit de raconter mon périple, je ne veux pas non plus me contenter de vous montrer des paysages et l'idée de mettre en scène le «héros» me semblait être intéressante, composer des images dans lesquelles je figurerai, donc j'ai ajouté une télécommande et un pied articulé, ce qui me permet de déclencher l'appareil jusqu'à une quinzaine de mètres.
Voilà, il ne reste plus qu'à faire ces clichés et prendre des notes chaque soir sur un carnet pour écrire la suite.
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