2 juin 2013

L'hiver joue les prolongations - Episode 1



La quinzaine de Roland Garros vient de commencer, il est temps de ressortir les raquettes, ce que je fais en ce lundi 27 mai (Oui, je sais la blagounette est un peu nulle).

Cette année l'hiver joue les prolongations, la neige continue de couvrir les pentes de nos montagnes et étant pour quelques semaines à Aix-les-Bains, je ne peux résister à l'envie de faire une petite rando raquette à Val Thorens.




La saison hivernale est terminée depuis le 12 mai, mais les pistes sont encore recouvertes d'une bonne épaisseur de neige, Val Thorens étant la station de ski la plus élevée d'Europe (2300m), le haut des pistes se situant entre 3000 et 3200m.




Arrivé à Val Tho dimanche en fin d'après midi, le ciel est couvert et le brouillard envahit les sommets, mais la météo a prévu une fenêtre de soleil pour demain, avant de nouvelles chutes de neige jusqu'à la fin de semaine.











Lundi matin, c'est grand beau quand je démarre ma randonnée vers 9h, j'aperçois plusieurs randonneurs à ski déjà bien avancés.


Image Google Earth

J'ai décidé de monter au sommet du Funitel du Péclet, dont l'arrivée se situe à 2942m soit un dénivelé de 700m.
Pour une fois je vais prendre le temps de faire quelques photos, chose que je fais rarement durant mes séjours "ski".



Passage devant le petit lac de Tête Ronde qui commence à dégeler, dans quelques jours on devrait préparer ici des activités d'escalade à "Montagne Aventure".







Ensuite je monte vers l'arrivée du télésiège des cascades, point de départ d'une piste noire truffée de bosses, en plein hiver la cascade est gelée, mais aujourd'hui elle coule au flanc d'une paroi de rochers.







Avant l'arrivée à la cabine du télésiège je passe devant le Café de la Marine, pas de vin chaud pour cette fois.




Après le télésiège, je délaisse les pistes de ski pour poursuivre sur le flanc de l'arête de Tête Ronde, sur les traces de nombreux animaux et mes raquettes s'enfoncent de 25 à 30 cm dans la neige fraîche. 








Pouvoir patauger dans une telle neige à quelques jours de l'été est un vrai plaisir, d'autant que la qualité de la neige est comparable à celle d'un mois de janvier, rien à voir avec les neiges habituelles d'une fin de printemps, gelées le matin, lourdes l'après midi.



Après cette traversée, je fais une pause déjeuner durant laquelle j'aperçois au loin une marmotte, signe que l'hiver devrait être fini...









un randonneur en ski passe à proximité, quelques minutes plus tard je suis ses traces pour la montée en zigzag jusqu'à l'arrivée du Funitel se situant au pied du glacier de Péclet.




Il faudra que je pense au ski de randonnée, tout aussi difficile que les raquettes pour monter mais présentant le plaisir de la descente à skis.






Je suis satisfait d'être parvenu en haut presque 4 heures après mon départ, il est vrai que j'ai fait de nombreux arrêts pour souffler un peu ou prendre des photos, je pense aussi que pendant la saison hivernale le funitel nous conduit là en moins de 10 minutes et qu'il nous en faut parfois beaucoup moins pour être en bas.



Le thermomètre du service des pistes indique +8° en ce début d'après midi, aujourd'hui la neige va bien fondre, et moi depuis un bon moment je sens que je suis en train de brûler car j'ai oublié la crème solaire et suis parti sans prendre le temps de filer aux Ménuires ou à St Martin de Belleville pour en acheter... grave erreur!




Je décide de redescendre par la piste rouge du Lac Blanc, difficile de retrouver son tracé au début, la piste damée est recouverte de 30cm de neige fraîche, la descente est plus difficile que je ne le pensais. 



Un engin de damage monte vers le sommet, après son passage je descends dans sa trace, puis oblique vers la piste rouge "Béranger", du nom de Jean Béranger entraîneur des équipes de ski féminines et un des fondateurs de la station. 


En plein hiver cette piste est très souvent verglacée, c'est bien la première fois que j'y vois une neige aussi bonne. 




La descente se poursuit tranquillement et j'arrive à la station vers 15h avec une seule idée, calmer le feu de mes joues, seule ombre (si je puis dire) au tableau de cette belle journée.
Après un petit repos de 2 heures, retour vers Aix-les-Bains.

Durant la nuit de lundi à mardi je sens mon visage enfler malgré les couches de Biafine, j'ai peur de devoir consulter un médecin, mardi je commence à dégonfler en transpirant un liquide jaunâtre dégueulasse et collant, mercredi j'ai retrouver un visage normal, écarlate mais normal, jeudi je commence à peler, vendredi j'ai presque entièrement pelé, finalement en moins de 5 jours j'aurai fait peau neuve, prêt à revenir pour un second épisode avec crème solaire indice 50, 100, 300, bref écran total!

Si j'ai de la chance, c'est à dire si la météo reste pourrie pendant encore 2 semaines, il est possible que je fasse une dernière rando hivernale vers la fin juin !

Quelques photos supplémentaires.



























1 avril 2013

Atchoum !


Je devrai être quelque part au dessus de Font Romeu et les Angles, c'est ce que j'avais prévu.
Prévu de chausser mes raquettes du côté du lac de Bouillouses dans les Pyrénées, prévu de dormir dans des abris ou cabanes comme celle ci, en bas.

Hélas j'ai chopé un bon gros rhume, toux, maux de tête depuis 5 jours.



Cà commence à aller un peu mieux, mais je ne peux raisonnablement pas partir avant la fin de semaine, ce qui sera sans doute un peu court pour les Pyrénées, je dois rentrer au plus tard le 12, une journée aller (700 bornes) une journée retour (idem), pour être 4 jours là bas ... je préfère reporter çà.

Partant dans les Alpes début mai, je vais essayer de me réserver quelques jours pour profiter de la dernière neige, il en restera bien plus qu'il ne m'en faut pour être heureux.




26 mars 2013

Petit bilan d'une première aventure.


Voilà une première expérience achevée avec la satisfaction d'être arrivé au bout.
Je n'ai jamais pensé qu'il en serait autrement, il aurait vraiment fallu des conditions météo exceptionnelles pour que j'abandonne, même avec un mètre de neige supplémentaire j'aurai continué, seules des températures extrêmement basses (et très rares ici) auraient pu m'y contraindre.



Premier constat, si j'avais encore un doute, la neige est vraiment mon élément, j'adore çà et pourrai passer 12 mois par an les pieds dans la neige.

Alors, aventure ou pas aventure ? Cà dépend des jours.

Le soleil a son côté très agréable quand on randonne, on a plus chaud, les paysages sont plus beaux, le pique nique plus cool, bref les journées sont plus faciles... 



...çà ressemble à des vacances, avec ses promeneurs touristes dont, ces jours là, j'ai le sentiment de faire partie malgré mon matos sur le dos. 

L'aventure est ailleurs.






Heureusement pour l'aventure, il me reste les jours sous la neige et les bivouacs !

Passer des journées entières sans croiser quiconque, arpenter des sentiers recouverts de 30 à 50 cm de neige vierge, m'a apporté un plaisir rare. 



Moi qui adore la solitude, me sentir et me savoir seul au milieu de ces forêts fut magique, j'aurai voulu que çà dure un mois, trois mois!

Cà n'a l'air de rien, mais vivre ne serait ce que deux jours sans rencontrer un être humain, sans en voir une image, sans entendre le son d'une voix, est exceptionnel. Dans nos pays, tout le monde chaque jour, croise un voisin, regarde la télé, écoute la radio, plus personne ne vit une journée entière en dehors du monde, çà n'existe plus, c'est devenu presque impossible sauf à le vouloir expressément.

Je ne sais pas comment a tourné le monde durant ces 12 jours et franchement, très égoïstement, je m'en moque, un monde qui marche sur la tête peut le faire sans moi.

C'est une formidable sensation de liberté que j'ai ressenti là, et j'ai vécu 24h/24 sans perdre une minute de mon temps.

Mon monde durant ce périple, c'était la nature, des forêts magnifiques sous la neige et tellement variées, les épicéas bien alignés, les sapins ou les frênes mêlés dans les forêts naturelles, il ne manquait que le parfum que l'on respire dans l'humidité des bois mais caché par l'hiver.

Et puis, il y eut les bivouacs, moments magiques là aussi. J'ai essayé de les choisir au mieux chaque soir, que l'endroit soit beau, même pour y dormir. 



Le premier soir j'ai mis un bon quart d'heure avant de me décider si je plantais ma tente ici ou 20 mètres plus loin, mon choix fut plus facile à la vue d'un bel arbre ou au milieu des bruyères, sans oublier les grottes, magiques elles aussi. 


Il n'y en eut qu'un pour lequel je me suis planté là dans un coin, celui qui m'a donné un de mes plus grands plaisirs le matin quand la tente fut transformée en igloo. 


Les bivouacs n'avaient qu'un défaut, leur manque de confort sur des sols chaotiques entraînant un manque de sommeil, par contre le froid n'a jamais été un vrai problème.



Cette expérience va me permettre de mieux préparer ma prochaine rando prévue dans quelques jours dans les Pyrénées Orientales, avec de la vraie montagne entre 2000 et 2400m. Une huitaine de jours durant lesquels j'espère bien rencontrer moins de monde que sous le soleil auvergnat. 
Je vais partir plus léger, de nombreux abris, cabanes, se trouvent sur mes chemins, du coup j'abandonne la tente et vais aussi réduire le poids sur d'autres postes. Je ne prépare pas vraiment un circuit, pas d'itinéraire préétabli, plutôt des randos à la journée autour de mes points de chute, je peux rester 2 ou 3 jours au même abri et me balader autour, ou rester la journée tranquille dans la neige, profiter des nuits, en passer quelques unes à la belle étoile, je vais improviser.

J'aurai le temps de réfléchir aussi à la suite, un peu plus tard dans l'année.

De temps en temps j'ai évoqué le nom de Christopher Mc Candless, alors si certains d'entre vous ne connaissent pas le film "Into the wild", je vous signale qu'il sera diffusé ce mardi sur M6, à ne pas manquer ou à enregistrer si vous préférez regarder le foot.





24 mars 2013

Etape bonus: Puy de Dôme / suite 13,9 km



Après la pause, j'attaque la montée vers le Puy de Dôme, qui d'ailleurs commence ici par une descente des pentes du Petit Suchet vers un cairn au croisement du GR4 et du chemin des Gravousses.



Au delà on traverse une partie boisée avant d'atteindre ce qu'on nomme le Nid de Poule, enfin commence la véritable ascension dans une bonne épaisseur de neige.











Lorsque la pente devient un peu plus raide, un escalier avec des lacets permet d'arriver jusqu'à la route qui longe la voie ferrée du Panoramique des Dômes.














En cette saison, les marches sont noyées sous la neige et on se retrouve comme dans un sentier.



Depuis l'ouverture de la voie ferrée, la route du Puy de Dôme est réservée aux véhicules de service.












On suit ensuite la route sur un peu moins d'un kilomètre...

...avant d'atteindre la plate forme en dessous de l'observatoire et où se trouve la gare souterraine d'arrivée du train et un ensemble restaurant, boutiques, musée.



De là, on a une vue panoramique sur la chaîne des puys au nord, sur le massif du Sancy au sud et sur la ville de Clermont-Ferrand à l'est.









Profitant de cette belle journée des parapentistes tournent autour du Puy. 



Ce site est particulièrement apprécié pour cette activité, et c'est ici même qu'a eu lieu le premier vol européen en aile delta en septembre 1973 par Bernard Danis.








Une dernière visite au Temple de Mercure, au mémorial Eugène Renaux (dont je vous ai parlé), et il me faut redescendre par le même chemin pour récupérer la voiture. 




Pleinement satisfait de ces 12 jours, alors qu'il me semble être parti depuis un mois au moins, je pars en fin d'après midi ... la tête déjà ailleurs !

Il ne reste plus qu'à tirer un petit bilan.


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Profil altimétrique et parcours




21 mars 2013

Etape Bonus: Grottes Cliersou & Puy de Dôme 13,9 km


Ce matin là, alors que j'avais prévu de rentrer, le soleil qui brille dans un ciel bien dégagé m'incite à retourner voir les grottes du Cliersou et refaire une partie de l'étape de la veille, la montée au Puy de Dôme versant nord.


Mesurée au retour, cette randonnée fera près de 14 km.

Départ depuis le parking près du Puy Pariou, avec un contournement de ce puy, ensuite une montée au nord du Petit Suchet avant de descendre vers le Cliersou.





Du sommet du Petit Suchet, on a une bonne vue sur les grottes du Cliersou et sur la montée à effectuer. 



On aperçoit une première grotte puis un ensemble plus important quelques dizaines de mètres plus haut. 







Je suis bien content de n'avoir pas tente et sac à dos à porter pour monter, personne n'est venu ici depuis les dernières chutes de neige.






Je constate que la neige s'est profondément transformée en quelques jours, très légère au début, une journée de soleil a suffit pour la rendre plus lourde, de plus j'ai l'exemple concret du phénomène d'avalanches.



A chacun de mes pas, une petite plaque d'un mètre-carré environ glisse de quelques dizaines de centimètres, il n'y a aucun risque, le terrain est trop accidenté, avec des rochers, des arbres, pour que se déclenche une mini avalanche, mais il est certain que la récente couche de neige n'adhère pas à la sous-couche existante.










En arrivant près des grottes, je remarque de nombreuses traces de passage de chevreuils ou de chamois (il y en a parait-il dans la région), même en ce dernier jour j'espère encore rencontrer un animal sauvage, mon vœu sera exaucé !!!





Je vous accorde que la bête n'a rien de terrifiant, mais n'étant pas domestiqué ce petit oiseau est donc sauvage et pourtant pas craintif.
























De multiples cavités qui communiquent ensemble... 







...et en particulier plusieurs qui se succèdent un peu plus profondément, elles sont assez basses, un mètre environ.





Au fond de l'une d'elle je remarque une peinture rupestre préhistorique, dont je me garderai bien de garantir la datation 
et qui n'est pas sans rappeler le portrait de Thérèse dans "le Père Noël est une ordure"















Après cette visite des grottes du Cliersou, je redescends vers le Puy Pariou, puis remonte à travers un vaste champ de neige en direction du Puy de Dôme.
Bel endroit pour le pique nique avant l'ascension.

à suivre ...









La Loire en kayak - Projet photo et vidéo

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